Avril 2014

Conquet est situé à une dizaine de Km de Brest et à 900 Km de Bruxelles. Village de pêcheurs et de villégiature avec un petit port et un centre de plongée, le CSA.

On peut faire des belles balades dans les alentours et admirer les phares et les fortifications anciens. Les sentiers sont parsemés d'une fleur sorte d'ail des ours et l'odeur d'ail est omniprésente et enivrante.

Hébergement au Beausejour situé au coeur de la ville et pas loin du centre de plongée. Une trentaine de bungalows dans la verdure où nos chers plongeurs séjournent dans une bonne humeur profonde et cordiale. Chaque soir une palanquée cuisine fait découvrir aux autres convives l'art culinaire local ou ancestral. La vaisselle se fait collégialement et les préposés sont encouragés, admirés et applaudis par le groupe. Le resto est aussi au programme d'une manière parcimonieuse sauf la dernière journée où nous nous sommes lâchés. Un resto mérite le détour, c'est la Grange du Pêcheur, à deux pas de Beausjour et juste devant la mer.

Première plongée au phare Saint Mathieu, 14 m de profondeur, 40 min, 11°C. Visibilité quasiment nulle, les souvenirs d'Aquamarine me reviennent à l'esprit, plonger dans un verre de lait. Les tempêtes se sont succédées ce dernier hiver en Bretagne et la visibilité s'en ressent.

Deuxième plongée sur l'épave Emile Allard, 24m de profondeur, 50 min. La visibilité s'est fortement améliorée pour découvrir les morceaux composant cette épave. Elle fortement morcelée et aplatie mais reste intéressante. Une énorme ponte de calamars, des très gros congres, homards, tacauds, araignées, gorgones blanches et tourteaux colonisent les lieux. Les astéries sont aussi présentes en grand nombre. Une belle plongée, un moment de bonheur qui remonte le moral.
L'après-midi plongée sur le Rhone, une épave du 17ème siècle. Il ne reste plus qu'une dizaine de canons plantés dans les laminaires colonisés par les bryozoaires. Le courant est fort en surface, il ne sert à rien de palmer pour s'approcher du bateau, il vaut mieux s'éloigner du bord pour que le bateau vienne vous chercher. 14 m de profondeur, 35 min.
Quatrième plongée nous étions partis pour plonger sur l'épave Cleber mais la mer en a décidé autrement. Après 2 à 3 heures de navigation et de forte houle on est retourné au bercail et on a plongé devant la digue à 6m de profondeur. La plongée a cependant été exceptionnelle. Un fond riche en faune et flore. Un énorme homard, congre, anémones, mérous, soles collées à l'envers dans les failles, différents sortes de crabes, ormeaux et une roussette que Philippe le moniteur du centre a attrapé dans sa main. 50 minutes de bonheur après une belle balade dans une mer forte. Ce n'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme...
Les deux plongées suivantes furent à la pointe du Chat et à Basse Beuzac. Labres, anémones, laminaires, gorgones blanches, ormeaux et spirographes. Les sites n'ont révélé rien d'exceptionnel pour toute une journée passée en mer, par contre l'ambiance et le pique-nique à bord furent très agréables.
Pour la dernière journée Philippe propose deux plongées sur épaves. Emile Allard et l'Ardoisier. Nous avons eu un peu plus de courant avec Emile. La ponte de calamar a disparu. Au niveau de l'Ardoisier il ne reste que l'hélice et la chaudière à 14 mètres de profondeur colonisés par des congres et homards. Une belle roussette (non pas Catherine) nous attendait sur le fond de sable et je n'ai pas pu résister devant le plaisir de la prendre en main, tradition locale oblige... Deux fois 50 minutes de bonheur, euh je dois avouer que sur Emile j'ai du jouer au SPF pour réaliser ce temps de plongée (demandez à Philippe la signification). Au retour deux dauphins se sont bien rapprochés du bateau, que du bonheur.

En conclusion une semaine pleine de bonne humeur pour bien recharger ses batteries, un centre de plongée agréable et sympathique. Un seul bémol pour le bateau, les gaz de combustion sont très gênant pour les plongeurs.
Bonnes bulles
Nikos